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Illustratrice, autrice, artiste textile

Cara Carmina s'est fait connaître dans le milieu de la littérature pour ses illustrations de Frida Kahlo, pour les albums écrits par Sophie Faucher. Illustratrice, autrice et artiste textile, Cara, c'est aussi Norma Andreu. Norma, comme sa maman et sa grand-maman.

«Quand j’étais fille au pair à New York, il y avait beaucoup de livres à la maison et on faisait toujours l’histoire du soir. À 20 ans, en passant devant une librairie, je me suis dit: Un jour, j’aurai mon livre jeunesse dans la vitrine.»

Croire en ses rêves, c’est le message que Cara Carmina martèle. Avec son franc-parler – en trois langues, sa spontanéité et sa générosité. Lumineuse, à l’instar de ses racines mexicaines.

«J’adore travailler en direct avec les enfants! Depuis trois ans, je suis en tournée dans les écoles. Les enfants, je les appelle les "Wowers" parce qu’ils disent toujours Wow! J’aime savoir que les enfants ont des rêves. C’est triste d’en croiser qui n’en ont pas. C’est en les côtoyant de près que j’ai découvert que beaucoup souffraient d’intimidation. C’est comme ça que j’ai créé la série des Lapins malins, comme autrice et illustratrice.»

Au début, il y avait le Mexique et l’art.

«Ma maman était divorcée et n’avait pas les moyens de payer une université privée. J’ai fait une école des beaux-arts pendant un an à Mexico. Le prof de dessin m’a fait échouer son cours, alors j’ai arrêté mes études parce que je ne voulais pas attendre un an pour reprendre mon cursus. Je suis donc partie à 18 ans comme fille au pair à New York. Là-bas, j’ai suivi les cours de la Parsons School of Design. Je créais beaucoup de storyboards et j’ai reçu beaucoup de non. Mais j’ai continué à faire ce que j'aimais.»

Qu’est-ce qui t’as fait voyager jusqu’au Québec en 2009?

«Le cœur! Je suis très impulsive. Tout ce que je connaissais du Canada, c’était sa grande délégation aux Jeux olympiques! Ça n’a pas été facile. J’ai pris des cours de français. Et je me suis mise à créer des poupées. Elles ont été retenues par le Musée des Beaux-Arts de Québec pour une expo sur les femmes artistes surréalistes en 2012. Ça a été le moment chanceux de ma carrière. J’ai ensuite continué à fabriquer des poupées, des posters, des leggings. Je faisais des marchés. C’est au Souk@Sat à Montréal que j’ai rencontré Sophie Faucher, l’actrice du spectacle Frida Kahlo Correspondance. Elle est venue me voir et m’a dit: «J’aime ce que tu fais, je veux travailler avec toi.» Et c’était parti pour mon premier livre comme illustratrice!»

Tu endosses fièrement ton statut d’immigrante. C’est une force pour toi?

«Si tu n’as jamais été immigrant, tu ne sais pas ce que c’est de recommencer à zéro.
Le monde de l’édition au Québec m’a donné la chance de créer ma vie.

Mon pouvoir, c’est de servir de modèle: regarde, je suis une immigrante, femme, non francophone. J’ai appris le français, j’ai travaillé fort, et j’ai réalisé mon rêve. On ne prend pas assez le temps de connaître l’histoire des autres; on juge trop vite. C’est pour ça que je partage mon parcours, avec le bon et le moins bon.»

Partir à la rencontre de l'autre

Des rencontres à venir, Cara en a plein son carnet: avec les enfants de classes d’accueil pour un projet de mentorat, avec des ados par le biais d’ateliers d’improvisation autour de ses illustrations, avec des adultes pour un projet-pilote en francisation.


Et toujours avec la littérature jeunesse.

Ernest (le lapin qui avait la tête dans les nuages) sort de son terrier à la fin mai !


Partez vous aussi à sa rencontre!
Pour découvrir le travail de Cara Carmina, visitez son site.

Livres de Cara au Caribou

Frida Kahlo à Détroit

Frida Kahlo a son histoire avec Détroit.
En 1932, elle arrive au Michigan au côté de Diego Rivera. Le peintre mexicain vient y créer sa fresque sur le travail en usine au Detroit Institute of Arts. Frida se lance alors dans une série d’autoportraits qui illustrent l’année difficile qu’elle traverse.
Photo du DIA: Albert Kahn, Frida Kahlo, Diego Rivera. 1932

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